mardi 22 novembre 2011

Photos du Salon du livre de Montréal!

Mathieu Blais et Jacinthe Laforte, 16 novembre 2011


le rayonnage au stand de Benjamin Livres

Béatitude! 

 Crédit photos: Benoit Roy
Le vélo qui attirait les regards à la séance de signature Photo: J. Laforte

samedi 19 novembre 2011

Sortir le livre de la logique marchande

Lors de notre présenation au Salon du livre mercredi soir, je me suis bien amusée avec Mathieu Blais, poète, et un public de qualité! Je publierai prochainement ici l'essentiel de ce que j'ai partagé et d'autres photos. En attendant...
Mathieu Blais et Jacinthe Laforte, 16 nov. 2011 Photo B. Roy


En cette semaine de la grande foire marchande du livre, le Salon du livre de Montréal, je rêve...
On n’a très souvent pas besoin de posséder un livre pour le lire. Les éditeurs pilonnent chaque année des milliers de livres (c’est-à-dire qu’ils envoient à la destruction, au recyclage, les livres qu’ils pensent ne jamais vendre et qui prennent de la place d’entrepôt; les auteurs ont généralement l’occasion de racheter ces livres à un coût très bas, mais encore, quand leur réseau est déjà saturé, où les vendront-ils?). L’imprimerie, même sur papier recyclé, n’est pas sans empreinte écologique.

Donc, l’idée, ça serait de mettre l’accent sur le contenu des livres, et pas sur le produit commercial. Le livre électronique peut jouer ce rôle-là. Mais n’oublions pas les minéraux qui servent aux tablettes de lecture électroniques - ça me brise le coeur l’insouciance avec laquelle on consomme la technologie qui est directement reliée à des atrocités humaines et environnementales en Afrique, en Amérique latine et ailleurs.
Je rêve... Les humbles éditions pourraient publier d’autres livres, et en imprimer seulement assez pour que toutes les bibliothèques du Québec et de la francophonie puissent en avoir un exemplaire. D’accord, quelques-uns de plus, quand même... Et rendre accessible gratuitement les oeuvres en version électronique, ou proposer un prix selon le revenu.

Mais on en revient à la question du financement. Quand les choses sont gratuites, c’est parce que quelqu’un a contribué quelque part. Quelqu’un, ou le groupe. Le groupe qui aurait décidé qu’il est globalement plus profitable à tous et à chacun de vivre dans une communauté inclusive que de calculer à la minute ou à la piastre qui doit quoi à qui. (Je jasais l’autre jour avec une jeune femme qui vit avec quatre ou cinq autres personnes dans un grand logement (deux couples et un enfant, et un autre enfant s’en vient). Les factures pour la nourriture vont dans un pot et ils séparent les coûts à part égale. Mes expériences de colocation ont davantage été  « chacun sa livre de beurre, chacun sa tablette dans le frigo ». Ça m’a fait rire de trouver si extraordinaire le fait que le partage soit la règle dans cette maisonnée, et que ça semble fonctionner. Car en fait, c’est bien l’individualisme, le « chacun sa pinte de lait » qui est une nouveauté dans l’humanité, non? Une nouveauté qui est « juste » dans un sens, mais qui distord le sentiment d’appartenance et de solidarité à la base de toute société humaine.)

Je suis inspirée par des organismes comme Engrenage noir - Levier, Filles d’action ou Aliments d’ici, qui organisent des activités de grande qualité, GRATUITES ou bien à coût vraiment minime (3$ pour un repas ou un atelier, par exemple). C’est qu’il y a soit des subventions derrière, soit une immense contribution de temps bénévole, ou les deux.  J’ai participé cet automne à deux ateliers organisés par Engrenage Noir, un de 15h, un de 32 heures, gratuits! Sur le marché, ça vaut des centaines de dollars. C’est sûr que des étudiants ou des personnes à faible revenu, que ce soit par exclusion sociale ou par choix militant, n’auraient pas pu se les payer. Un livre à 25$, c’est la même chose.

Alors si l’auteure, l’artiste, tente de vendre ses services, devient entrepreneure, elle ne peut que s’adresser à ceux qui ont de l’argent. Ou bien demander des subventions. Et quand les subventions diminuent, parce que l’élite du gouvernement préfère le marché à la « providence », il faut se tourner vers les entreprises, les fondations privées. Est-ce qu’on peut vraiment être aussi libre, alors? Ou bien, faudrait un mécène qui serait d'accord avec nos idées, mais qui ne se sentirait pas capable de lâcher sa participation à l'industrie, au monde financier ou à la business as usual? Je suis sûre qu'il y en a...

Je rêve d’un État où on subventionnerait les écrivains pour écrire, et où l’objet livre ne serait plus qu’un support.  Et le Salon du livre, une foire des idées, des mots, de la rencontre.


vendredi 11 novembre 2011

Cadeau de Noël!

(Allez au bas du message pour voir le cadeau des Humbles Éditions à votre intention!)
Et encore plus bas pour connaître les occasions de me voir la semaine prochaine à Montréal!

Les Fêtes autrement! Retour au plaisir de la rencontre et au sens du rituel, libération des pressions de participer à la frénésie des achats, avec toutes les conséquences immédiates et moins immédiates que l'on connaît... c'est un long processus! Et ça ne passe pas avec tout le monde! Il y a des années où on se sent plus audacieux que d'autres.


Et puis, si j'étais vraiment très réfractaire aux cadeaux, il y a quelques années, j'ai depuis redécouvert le plaisir enfantin de recevoir et de donner des surprises...

Parmi mes préférés, il y a les cadeaux sans emballage d'Oxfam. On peut offrir à quelqu'un des livres scolaires, une moustiquaire (25$), une chèvre (49$) ou même un chameau (129$), qui seront bien sûr remis aux personnes qui en ont vraiment besoin. C'est sûr que ça peut déstabiliser l'oncle ou la belle-soeur qui s'attendait à recevoir, je ne sais pas, du parfum ou un certificat-cadeau de centre d'achats!

On parlait beaucoup, à une certaine époque et dans un certain milieu, des "bons", par exemple un bon de gardiennage ou de pelletage d'entrée. Mon expérience et celle de mes proches, c'est que les gens n'utilisent jamais les bons qu'ils reçoivent.

Il y a plusieurs idées intéressantes dans le guide Simplifiez le temps des Fêtes, version française d'un document produit par la New Dream Foundation (pdf gratuit sur le site du Réseau québécois pour la simplicité volontaire). C'est bon de s'y prendre d'avance!


Évidemment, ma suggestion: un exemplaire papier de Cité Carbone!

Après tout, c'est un cadeau

*       fait au Québec

*       durable et pro-écologie

*       en papier recyclé

*       d’une auteure de la relève

*       qui procurera des heures de plaisir!



Le cadeau des Humbles Éditions à votre intention: la maison paie les frais d'envoi au Canada à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 8 décembre. Le livre est aussi en vente en librairie, distribué par Benjamin Livres.

Mercredi 16 novembre prochain à 19h30, je présenterai une animation au Salon du livre de Montréal en compagnie du poète Mathieu Blais (niveau 500, salle 5). Au plaisir d'échanger avec vous!

Vendredi 18 novembre, de 14h à 16h, je serai aussi au Salon du livre au stand de Benjamin Livres pour une séance de signatures. Venez me dire bonjour!

Ah oui! J'ai aussi maintenant une lettre d'information à laquelle vous pouvez vous inscrire.

Bon novembre! À bientôt!


Jacinthe Laforte

mardi 25 octobre 2011

Mais laissez-moi tranquille!

L'autre soir, j'étais encore à travailler à l'ordinateur, après le souper. Le téléphone sonne. Amnistie Internationale de Toronto (à qui je donne 5$ par mois automatiquement sur ma carte de crédit, qui elle-même en est une qui donne un pourcentage et 20$ annuellement à Amnistie du Québec). La fille anglophone au bout du fil a l'air écoeurée de son travail, elle me parle des massacres en Syrie et du travail d'Amnistie. Moi, je suis fatiguée, un peu déprimée cette journée-là, et je l'écoute avec oppression me parler des massacres en Syrie...
- Est-ce que vous accepteriez d'augmenter votre don mensuel?

La fille a vraiment l'air de détester son travail, je la comprends, et moi je suis écrasée par le poids du monde, mon incertitude totale par rapport à mes revenus des prochaines semaines et un peu d'apitoiement d'écrivaine méconnue.
- No, I can't afford it. Thank you for your work.
- Et même si c'était un ou deux dollars de plus chaque mois pour nous aider à continuer notre travail?
La fille a l'air de me détester, je me ferme complètement.
-No.

Nous raccrochons. Je suis en colère contre cette chipie... Puis je m'arrête: Je n'ai pas les moyens de donner 1$ de plus par mois pour les droits humains?

Croyez-le ou non, j'ai rappelé le centre d'appel d'Amnistie et j'ai fait augmenter mon don de 1$ par mois. La précarité dans laquelle je vis est une richesse incroyable et tout est une question de point de vue. (ET JE TIENS À DIRE QUE J'APPUIE AMNISTIE ET TOUS SES EMPLOYÉS ET BÉNÉVOLES.)

Mais comment rester ouvert quand il y a une telle sursollicitation? J'ai besoin de changer d'attitude, car en ce moment, j'en veux à tous les jeunes qui me ressemblent étrangement et qui me sollicitent des dons sur la rue et les stations de métro, pour des causes toutes plus nobles les unes que les autres. Mais laissez-moi tranquille! Ça va toucher le point sensible de cette maladie d'écolos (dont je souffre) qui ont l'impression de n'en jamais faire assez (autre billet à venir là-dessus).

Cela étant dit, je m'attèle au défi de faire connaître mon roman à un public plus large, en accord avec mes valeurs. Intéressant processus.

samedi 22 octobre 2011

Les cravates et la fin du pétrole

Je suis allée mardi dernier à une petite conférence dans le cadre de l'inauguration de la Maison du développement durable. C'est le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) qui parlait des "opportunités" qui se présentent dans une démarche pour mettre fin à notre dépendance au pétrole. Le RNCREQ coordonne l'organisation des Rendez-vous de l'énergie, qui auront lieu du 16 au 18 novembre prochain, à Shawinigan, sous le thème: "Peut-on imaginer le Québec sans pétrole. J'ai appris des chiffres intéressants:  le pétrole représente 38,2% de l'énergie consommée au Québec, et est à 100% importé..": . 

C'était particulier, parce qu'il était question des conséquences néfastes de notre dépendance au pétrole, du pic pétrolier, etc., tout ce dont parlent les mouvements de Transition et de la décroissance économique soutenable depuis longtemps.... mais dans une optique et avec le langage de la croissance économique.

Ça m'a beaucoup questionnée au début. Non, la croissance économique, c'est un leurre, c'est mal! 

Mais dans un deuxième temps, je me dis que c'est excellent que les écolos des conseils régionaux de l'environnement se mettent à parler le langage du monde des cravates, que des hommes à cravate (la majorité des intervenants de leur forum) se penchent sur la question de la fin du pétrole et de l'environnement. D'ailleurs, j'écris cela et la distinction est un peu ridicule entre "les écolos" et "les cravates": les cravates, ce sont mes oncles, mon père, certains de mes clients! Nous sommes tous dans le même bateau. Et avant qu'un homme à cravate, un Groulx-Petit comme dans Cité Carbone, se retrouve à aller manifester au Square-Victoria... tous les écolos de ce monde ont le temps d'apprendre le langage de la croissance économique. Simplement pour que ceux qui détiennent le pouvoir sur les rouages de l'effrayante machine qu'est le monde actuel puissent se sentir en sécurité - un élément de base pour être en mesure de s'ouvrir l'esprit. Pour que ceux qui font fonctionner la machine en pensant de bonne foi participer à l'évolution du monde puissent se libérer des illusions mentales puissantes (qui font interpréter comme des bonnes nouvelles des chiffres qui représentent en fait la destruction d'habitats naturels, par exemple), pour qu'ils puissent voir la réalité, peut-être faut-il parler leur langage?

Je conçois de plus en plus la dépendance à l'argent, au pouvoir qu'on doit ressentir quand on fait dynamiter des montagnes et déplacer des villages entiers pour creuser des mines, je la conçois comme une addiction, et ceux qui en souffrent, comme des junkies: déconnectés de la réalités, égoïstes, vides et avides. Comme le démontrait le film The Corporation: les grandes entreprises ont les caractéristiques des psychopathes. 

Mais finalement, on pourrait se retrouver avec des multinationales dont le but est de faire des profits pour ses actionnaires, mais qui feraient de l'énergie solaire, ou bien un train grande vitesse entre Montréal et Québec, ou bien des maisons chauffées par géothermie. Ça serait quand même mieux. Mais les autres démarches pour plus de partage resteront encore à faire...
À la conférence, un monsieur qui travaille dans le pétrole m'a acheté un exemplaire de Cité Carbone.
J'adore ça. Je ne veux plus considérer qu'il y a "eux" et "nous. Un mot m'a frappé au passage, récemment: non-dualité. Il n'y a pas "eux" et "nous", il y a une multitude de courants, de personnes, de situations singulières, et tout coexiste, et il en sera toujours ainsi. Non-dualité: accepter l'impossibilité de fixer les choses une fois pour toute, accepter l'impermanence, accepter de participer à une danse incontrôlable et dont le sens dépasse l'entendement mental.
Je vais aller jouer dehors.

jeudi 13 octobre 2011

99% - et si ça basculait pour vrai?

Je vous partage ici le message de mon ami Frédéric Lemire (celui qui a fait le dessin de la couverture de Cité Carbone). Son projet d'espace informatique d'expression et de réalisation des souhaits (ce sont mes mots) dont le lien est à la fin vous intéresseront peut-être... Et moi je vous reviens bientôt, ça mijote, ça bouillonne.

"Vous n'êtes sûrement pas sans avoir entendu parler du mouvement Occupy Wall Street, ou des « 99 % » dont on parle depuis bientôt un mois — on en parle mieux sur internet, il est vrai ; les grands médias font souvent semblant de ne pas comprendre…

C'est un mouvement sans précédent.  Cette fois, nous sommes ~tous ensemble~, à la grandeur de la planète, dans plus de 1600 villes !  Nous sommes le tout, et nous n'acceptons pas qu'une partie nous exploite, pas même si occasionnellement elle constitue la « majorité » !  Nous voulons que le tout de la vie soit considéré et respecté.  C'est un mouvement holistique plus encore qu'un mouvement populaire.

Depuis le début, le mouvement des 99 % n'a fait que grossir.  L'occupation du quartier des affaires de Wall Street, malgré quelques petites centaines d'arrestations, a grandi en nombre et se compte présentement par dizaines de milliers et croît encore.  Mais ce n'est pas tout !  Le mouvement se propage et c'est maintenant 1600 villes sur tous les continents (sauf l'Antarctique) qui se mobilisent ou occupent déjà leurs lieux symboliques.

Par ici, comme à bien d'autres endroits dans le monde, nous emboîtons le pas, dès ce samedi (15 octobre).   À Montréal en tous les cas (début à 13h), il est question pour certains de rester, de camper, comme à New York !

• Montréal (Carré Victoria) (http://occupymontreal.tk/, http://www.automnequebecois.com/mtl/)
• Québec (Place d'Youville, de 13h à 23h) (http://occupyquebec.wikispaces.com/)
• Trois-Rivières (Parc Champlain) (http://www.meetup.com/occupytogether/Trois-Rivieres-CA/)
• Saguenay (Parc du bassin) (http://www.meetup.com/occupytogether/Chicoutimi-CA/)
• Ottawa (?) (http://www.meetup.com/occupytogether/Ottawa-CA/)
• Verchères (?) (http://www.meetup.com/occupytogether/Vercheres-CA/)
• Sherbrooke (Intersection Frontenac et Wellington) (http://www.meetup.com/occupytogether/Sherbrooke-CA/)

Non, ce n'est pas une « manif » comme les autres.  C'est la sphère communicante de la planète qui se réveille, qui se lève et qui se prend en main.  Par le dialogue et la communication, les meilleures idées feront leur chemin !

Nous allons donc mettre nos idées sur la place et nous allons voir lesquelles seront retenues, évolueront. Il y a une conversation à l'échelle mondiale qui se fait présentement, avec des centaines et des milliers de participants et de commentateurs ^^ !

Passez le mot !  Invitez vos amis ! (La voie courrielle, le téléphone, la poste, le bouche à oreille ne sont pas à négliger !  Ce n'est pas tout le monde qui est sur Facebook ou Google+.  Parlez-en à vos amis, rameutez-les à votre occupation locale !)

Et venez en grand nombre participer aux assemblées  !

On insiste sur la non-violence, la communication constructive.

Voici le mot d'ordre lancé à Québec :

Nous sommes étudiant(e)s, travailleur(se)s et chômeur(se)s. Nous sommes des parents, des jeunes et des gens à la retraite. Nous sommes de tous les métiers, de toutes nationalités et de toutes religions. NOUS SOMMES 99% DE L'HUMANITÉ !

Le 15 octobre 2011, nous allons descendre dans les rues et prendre le contrôle des espaces publics du monde entier. De l'Amérique à l'Asie, de l'Afrique à l'Europe, nous nous mobilisons en ce moment même pour réclamer nos droits et exiger une vraie démocratie. Dans nos sociétés, le pouvoir décisionnel est entre les mains d'une élite gouvernante totalement insensible à la volonté de la majorité et complètement déconnectée de la réalité, s'enrichissant au prix de vies humaines et de la dégradation de notre environnement. Cette situation intolérable doit cesser. Unissons nos voix et nous leur ferons comprendre que nous ne sommes pas de vulgaires marchandises entre leurs mains. Le 15 octobre, nous descendrons dans la rue afin d'initier un changement mondial.

Il est temps de nous unir pour occuper, pour nous approprier l'espace public. Il est temps pour elles de nous écouter. Les peuples du monde entier feront entendre leurs voix le 15 octobre!

Tout récemment, le 17 septembre 2011, des centaines de personnes se sont réunies sur Wall-Street, au coeur du quartier financier New-Yorkais. Une semaine plus tard, il était clair que cette occupation n'était qu'une partie d'un tout plus grand. Maintenant, à travers le monde, des dizaines de milliers de citoyen(ne)s participent à de semblables occupations locales. Le 1er octobre, c'est plus de 200 villes majeures sur quatre continents qui se sont organisées avec les médias sociaux pour engendrer un mouvement sans précédent. Aujourd'hui, le 7 octobre 2011, à l'heure où ce manifeste est rédigé, plus d'un millier de communautés font partie du mouvement. Ces rassemblements sont le début d'un dialogue collectif où nous pourrons, tous ensemble, écrire le prochain chapitre de notre histoire, celui où figure une réelle démocratie participative plutôt qu'une oligarchie injuste et inacceptable qui est le paradigme en place depuis des siècles.

Nous tous, les 99% de la population mondiale, allons nous unir le 15 octobre pour y mettre fin. Nous ne sommes ni naïfs, ni ignorants. Nous n'avons pas d'unique demande. Si les problèmes du monde pouvaient se résumer à un seul enjeu, nous n'aurions pas besoin d'agir ainsi.

Demandez-vous si vous avez voté pour que votre vie soit entre les mains de moins d'1% d'entre nous, si vous avez voté pour la guerre, la corruption, la pollution, la censure médiatique ou la dépression économique. Il est clair que le moment est venu de reprendre le contrôle. Notre illusion de liberté et de démocratie, notre cage dorée, doit subir un changement majeur, global et sans précédent.

Le 15 octobre 2011 et chaque samedi suivant, nous occuperons Québec. À mesure que le mouvement prendra de l'ampleur, nos demandes et nos actions évolueront en conséquence.

Nous invitons toute la population à nous rejoindre à Québec à 13:00, à la Place d'Youville, un emplacement central de la ville, fréquenté par des gens de tous les milieux sociaux. Venez y joindre votre opinion et VOS demandes.


Charte du mouvement Occupy Together :

1. Adopter une discipline non-violente, peu importe la situation. La violence sous toutes ses formes n'a pas sa place, qu'elle soit physique ou verbale. Par le dialogue et la communication, les meilleures idées font leur chemin.

2. Les forces de l'ordre font partie du 99% et par conséquent doivent être considérées comme telles.

3. Le présent message se doit d'être unifié à travers les organismes et les personnes présentes. Il doit y avoir une cohérence dans le message et les revendications qui sont émises. Les participant(e)s devraient autant que possible connaître ces revendications et les partager.

4. Il y aura une stratégie à long terme cohérente, pas simplement des tactiques et des actions sans liens entre elles.

5. Il nous faut garder en tête l'auditoire élargi auquel nous nous adressons. L'objectif est de rallier les gens à la cause, non pas de les aliéner.

6. Le mouvement Occupons Québec fonctionne par démocratie directe.

7. Ce mouvement se veut inclusif et positif. Par conséquent, nous appelons au respect de tous.

Moi je serai à l'occupation de ma ville, Québec, avec crayons et papier.  Ça adonne que l'habitude a été prise dans le mouvement de dresser la liste de nos souhaits et volontés — et j'ai comme une petite idée de ce qu'on peut faire avec ça …

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Au nouveau monde, les amis, au monde qui s'unit, délibère et mûrit !"

Fred