mardi 7 juillet 2015

Indiscrétions publiques et autres nouvelles de juillet

Bonjour!
Je vous écris depuis l'Espace Art Nature de Neuville, où je prends une semaine pour travailler intensivement sur le tome 2 de Cité Carbone entre deux baignades dans le fleuve. Avec la méthode "petit train va loin" que j'utilise le reste de l'année (une heure d'écriture le matin du lundi au vendredi), j'ai déjà presque un premier jet. On peut donc espérer la publication du tome 2 en 2016.

Raisins qui mûrissent au soleil sur balcon verdunois
Par ailleurs, je voudrais vous informer de la présentation des Indiscrétions publiques par le Théâtre du Ricochet.

Il s'agit d'un parcours théâtral sur des thèmes d'intérêt public qui sera présenté gratuitement dans des parcs de Montréal. Les Indiscrétions publiques comptent huit petites pièces de théâtre... dont une écrite par moi! J'ai vu la générale et je vous recommande le spectacle, plusieurs des performances valent le détour. Et quel plaisir pour moi que de voir mes personnages prendre vie en chair et en os. Je souhaite le même sort à Marie-Sophie et sa gang!

Enfin, les Humbles Éditions et les auteures de Saveurs locales, Annick Dallaire et Martine Emond, rendront accessible gratuitement le livre de recettes 100% locales (en PDF). Bientôt sur ce site! N'oubliez pas de vous inscrire à l'infolettre si vous voulez recevoir un avis.

Sur ce, bon été! Je retourne écrire et me documenter. Et, bien sûr, continuer à profiter de la belle nature estivale!

dimanche 27 avril 2014

Recettes locales pour l'été qui s'en vient

Le livre de recettes d'Annick Dallaire et Martine Emond, Saveurs locales: recettes simples et saines pour apprêter les aliments d'ici, a terminé son séjour en librairie, où il a connu un accueil sympathique de plusieurs libraires et acheteurs.

Les exemplaires qui sont revenus de ce voyage ont un peu de vécu (les couvertures sont un peu défraîchies). C'est pourquoi les Humbles Éditions les offrent à prix réduit (15 $ + tx et livraison). Si vous souhaitez en acheter 10 exemplaires et plus, nous vous ferons un prix.


Bon printemps, le beau temps va finir par arriver! Apprécions les petits bourgeons et préparons les semis!


mardi 10 décembre 2013

Voeux d'abondance

Après mon billet sur La fin de l'abondance, je m'en viens vous en souhaiter, de l'abondance, en ce temps des Fêtes.

L'abondance qui vient de pleinement choisir comment on les passe, les Fêtes, et avec qui. De se donner le droit de dire non; et de dire oui, aussi. De donner avec le coeur, dans une réelle générosité, en conscience des liens qu'on honore. De recevoir avec le coeur, sans entrave des histoires qu'on se raconte sur la surconsommation. De mettre de côté les récriminations pour goûter à la connexion (qui permet une bien meilleure transmission).

J'irais même jusqu'à vous souhaiter de la plénitude.

Mon présent à moi, si vous souhaitez offrir Cité carbone en cadeau: la taxe et l'envoi offerts par la maison. (Commandez avant le 13 décembre pour vous assurer de le recevoir à temps!)

Joyeuses Fêtes!

vendredi 8 novembre 2013

La fin de l’abondance – Compte-rendu de lecture



J’ai terminé récemment la lecture de La fin de l’abondance de Michael Greer, paru en français ce printemps chez Écosociété.

Le titre original anglais, The Wealth of Nature : Economics as if Survival Mattered (qu’on pourrait traduire assez littéralement par « La richesse de la Nature : une économie pour la survie » ou « ... comme si la survie était importante »), fait allusion à deux ouvrages dont Greer parle effectivement. Premièrement, La Richesse des nations, le fameux ouvrage d’Adam Smith publié en 1776, au début de l’ère industrielle en Angleterre, qui posait les bases de ce qui deviendrait la théorie économique actuelle (la « main invisible du marché », c’est de lui). Ensuite, Small is beautiful : Economics as if People Mattered  de E. F. Schumacher (1973; publié en français en 1978 avec le sous-titre Une société à la mesure de l’homme). Le premier est en quelque sorte à l’origine des illusions qui mènent notre monde à sa perte et le second propose des pistes de solution. 

Selon Greer, la civilisation industrielle est sur son déclin et aura été une exception dans l’histoire de l’humanité. Une exception due au pétrole, source énergétique concentrée inégalable qui tire à sa fin, le pic pétrolier ayant été atteint. Or, le développement technologique aurait suivi la découverte du pétrole, et en dépendrait. Même l’Internet serait difficilement soutenable sans hydrocarbures, car les ordinateurs, s’ils consomment relativement peu d’énergie à l’utilisation, dépendent d’un système industriel énergivore et de fermes de serveurs qui elles, consomment beaucoup. Greer explique à l'aide de la loi de la thermodynamique que seule une énergie extrêmement concentrée peut soutenir une telle productivité, à cause de la perte de chaleur inévitable lors de la transformation. Mais pourquoi les gouvernements ne se penchent-ils pas sur la question?

En bref, Greer explique que les théories économiques qui datent d’Adam Smith et mènent le monde ne prennent pas en compte la réalité, ni physique ni sociale (il le démontre notamment à partir de la bulle immobilière qui a causé tant de dommages aux États-Unis. Cette partie de l’ouvrage est complexe et m’a fait penser qu’il me manquait un cours d’économie 101 pour bien suivre — ce qui appuie les dires de Greer quand il affirme que le monde occidental a atteint un niveau d’abstraction tel que la majorité des gens ne comprennent pas comment fonctionnent les rouages dont dépend leur vie quotidienne). Les prévisions des économistes se basent sur la théorie de l’offre et de la demande, prévoyant une augmentation de l’offre de pétrole en fonction de la demande, sans que la provenance de ces hydrocarbures soit encore déterminée. De plus, le monde financier multiplie à volonté des richesses virtuelles qui n'ont plus aucun lien avec la richesse réelle, donc les biens réels (terrains, récoltes, matières premières, produits), ce qui crée un système extrêmement fragile, qui peut s'effondrer à tout moment.
 
La fin de l’abondance émet l’hypothèse d’une diminution par paliers de notre niveau de vie, diminution qui ne sera pas optionnelle, mais qui se fera nécessairement — d’ailleurs, elle serait déjà commencée. Selon Greer, des crises amèneront les gens à vivre plus simplement, puis la situation s’améliorera un peu avant une autre diminution. Graduellement, nous en viendrons à un mode de vie plus près de la subsistance, comme dans le tiers-monde. 

Crédit: Mathieu Carpentier
Pour proposer des pistes d’adaptation, Greer s’appuie en bonne partie sur Schumacher et sa notion de technologie appropriée (ou intermédiaire) : il s’agit d’outils de base et de machines simples permettant une production plus efficace qu’à la main, mais ne requérant pas les investissements énormes nécessaires à la construction d’usines; surtout, cette technologie fournit à un grand nombre de personnes un gagne-pain autonome et décentralisé. Greer donne l’exemple de petits métiers à tisser permettant à des artisans de doubler leur production, sans les envoyer dans des manufactures où il perdent, dans le bruit et les contraintes, le contrôle de leur gagne-pain au profit d’actionnaires éloignés. Greer propose à ce sujet une analogie comique entre un robot, Al, et une travailleuse, Rosy, énumérant les avantages de la travailleuse humaine, entre autres le fait qu’elle ne requière que de l’énergie solaire (à travers les plantes et les animaux qu’elle mange) et qu’elle se reproduise « toute seule », tandis qu’Al, lui, demande de l’électricité et coûte cher à remplacer. Les moyens de transport actifs aussi sont des exemples de technologie intermédiaire.

Ce ne sont que quelques éléments de ce livre que j’ai trouvé agréable à lire en général, l’auteur ne manquant pas d’humour, et qui a suscité plusieurs conversations avec mes proches et des réflexions sur la complexité du monde.

La fin de l’abondance... d’une certaine abondance, oui. Mais qu’est-ce vraiment que l’abondance? 

* * *
Michael GREER. La fin de l’abondance. L’économie dans un monde post-pétrole, Montréal, Écosociété, 2013.

samedi 2 novembre 2013

Les lecteurs témoignent en vidéo!

Avec beaucoup de joie et de gratitude, je partage avec vous la vidéo (de 2 min.) dans laquelle des lecteurs et lectrices de Cité carbone témoignent de leur appréciation du roman. Malgré que le thème de la fin du pétrole puisse être lourd, il ressort de leurs commentaires un enthousiasme qui me donne des ailes pour l'écriture de la suite!



(Un gros merci à tous les participants et à Jacqueline Mallette pour l'aspect  technique.)

Si vous avez envie de découvrir l'univers et les personnages de Cité carbone, ou de le faire découvrir à d'autres (notamment pour vos cadeaux de Noël), vous pouvez:
1- demander à votre bibliothèque de l'acheter pour vous;
2- le commander à votre libraire (il est distribué par Édipresse depuis novembre 2014);
3- le commander en ligne, version papier;
4- vous procurer la version numérique (PDF, EPUB ou Kindle). Si l'argent est un obstacle, écrivez-moi et on s'arrangera! L'important, c'est que ça circule.

Le saviez-vous? Vous pouvez télécharger gratuitement des logiciels pour lire un livre EPUB sur votre ordinateur; ce site en présente quelques-uns.


Merci et bonne lecture!

jeudi 3 octobre 2013

Cité carbone à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie!


C’est avec beaucoup de joie que j’ai appris que deux enseignantes de français de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ, niveau collégial) avaient mis cet automne la lecture de Cité carbone au programme de leur cours. J’irai le 17 octobre rencontrer deux classes pour une causerie autour de mon roman et des métiers d’écrivain, de réviseure, d’éditrice.
Plusieurs lecteurs ont exprimé que mon roman conviendrait bien à un public jeune. Parce l’héroïne, Marie-Sophie, se débat dans cette période de l’adolescence où les contraintes qui empêchent de prendre son existence en main deviennent intolérables. Parce que non seulement l’adolescente questionne sans ménagement la société dans laquelle elle vit, mais elle rencontre des adultes libres qui mènent une vie intègre. Parce que malgré la gravité du thème abordé, il y a de l’espoir dans Cité carbone, de l’amour, de l’amitié sincères. Et j’imagine qu’on se dit que les adolescents et les jeunes adultes en ont bien besoin (eux aussi).

 Ça, c’est ce qu’en ont pensé des adultes plus ou moins jeunes. Mais l’avis des jeunes qui commencent le cégep? Il s’en vient! Et dans un contexte d'études en tourisme et en hôtellerie, leurs réflexions sur la fin du pétrole promettent d'être intéressantes.

Bien que je sois un peu nerveuse de ce que vous en direz, chers étudiants de l’ITHQ, je suis aussi curieuse d’entendre vos commentaires et vos questions. À vous la parole, par l’entremise des commentaires du blogue! Nous pourrons poursuivre la conversation le 17 octobre en classe.

Merci beaucoup et à bientôt!

Jacinthe Laforte

P.S. 1 : La vidéo de témoignages de lecteurs est terminée, elle sera en ligne très bientôt!

P.S. 2 : Comme les réviseures aussi font des erreurs de frappe et d’inattention qui peuvent échapper à la relecture et que je n’ai présentement pas accès à mon logiciel Antidote, merci de me l’indiquer si vous trouvez des erreurs dans mon texte, je les corrigerai! ;)

 

 

samedi 11 mai 2013

Mini-tournage et fête des Humbles Éditions

(Voir plus bas, invitation à participer à un tournage de lecteurs de Cité carbone, le 29 mai 2013 à Montréal.)

La vie d'un roman n'est pas celle d'un billet de blogue. Après l'effervescence qui a précédé et suivi la parution de Cité carbone, qui a deux ans cette année, j'ai eu l'impression par moments que l'aventure était terminée. L'arrivée en  2012 de Saveurs locales: recettes simples et saines pour apprêter nos aliments d'ici d'Annick Dallaire et Martine Emond a également aidé à faire connaître le roman et sa vision du monde. Mais le livre continue sa vie, sur la tablette d'une librairie (encore pour quelques temps seulement, car roulement oblige), d'une bibliothèque ou d'une étagère de salon. Quelqu'un l'ouvre des mois plus tard, se sent interpelé et, parfois, ressent l'envie de communiquer son appréciation. Ces témoignages sont précieux pour l'écrivaine.

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www.photo-libre.fr
C'est vraiment grâce à la demande des lecteurs que l'écriture de la suite de Cité carbone est en cours (honnêtement, je pensais le publier et passer à autre chose, mais maintenant que je les ai partagés avec vous, les personnages demandent à vivre encore!). Yohann, Marie-Sophie, Amélie, Groulx-Petit, Wang et plusieurs des autres se lancent dans une autre tranche d'existence, quelques mois après la crise initiale de la fin du pétrole qui tient lieu de trame de fond du premier tome.
Mais patience! Le processus n'est pas très rapide et c'est probablement en 2015 que vous pourrez le lire. Les Humbles Éditions sont en saison discrète, où il se passe beaucoup de choses, mais sous la terre.

 Les témoignages d'appréciation sont les meilleurs motivateurs pour l'écrivaine. Et l'éditrice, elle, y voit les meilleurs "vendeurs".C'est pourquoi, en préparation de la promotion du tome II, les Humbles Éditions organisent le tournage d'une petite vidéo où les lecteurs et lectrices qui ont aimé Cité carbone en témoignent (tout simplement, en quelques secondes ou une ou deux minutes). Un petit souper sera offert. Cette rencontre sera aussi l'occasion de souligner le deuxième anniversaire des Humbles Éditions. Une micro-maison ambitieuse, pleine de projets, à rythme lent.

Le tournage aura lieu mercredi le 29 mai, entre 17h et 18h, près du métro Rosemont à Montréal. Si vous avez aimé lire Cité carbone et que vous avez l'élan de contribuer à la vidéo, svp m'envoyer un courriel à info(a commercial)humbleseditions.com (note de novembre 2014: merci d'utiliser l'adresse info(a commercial)jacinthelaforte.com pour joindre les Humbles Éditions) pour connaître l'adresse du tournage. Ce sera certainement l'occasion de belles rencontres.

(Ah oui, autre nouvelle: Nous avions annoncé une réimpression de Saveurs locales: recettes simples et saines pour apprêter nos aliments d'ici. Or, un réexamen de la situation en collaboration avec les auteures nous a fait revoir cette décision: il nous reste peu d'exemplaires, mais suffisamment pour répondre à la demande pendant quelques temps.

Dans cet univers de rapidité, d'endettement et de bouleversements, les Humbles Éditions visent plutôt le réalisme et la sobriété (à tâtons!). Notre vision: que toutes les bibliothèques du Québec se procurent nos livres parus et à venir, pour l'accessibilité de tous et des tirages "soutenus par la communauté".)