vendredi 15 avril 2011

Souper simplicité volontaire

Il y a un souper spaghetti au bénéfice du Réseau québécois pour la simplicité volontaire, le samedi soir 30 avril. Honnêtement, j'ai hâte

Pendant plusieurs années, quand j'étais coordonnatrice du Réseau québécois pour la simplicité volontaire et même après, j'étais "Madame simplicité volontaire". Je disais ces mots-là quatre-vingt-dix fois par jour au moins et les gens m'associaient beaucoup à ça.

D'ailleurs, ça a dès le début été quelque chose comme une évidence. À dix-huit ans, quand j'ai lu pour la première fois le livre de Serge Mongeau, La simplicité volontaire, plus que jamais (Écosociété), que ma mère m'avait offert pour mon anniversaire, j'ai pensé avec la prétention de la jeunesse qu'il n'y avait rien là: "Bien oui, c'est évident!" Quelques années plus tard, je travaillais au Réseau, et ça a été de merveilleuses années. Quoi de plus exaltant que de collaborer avec des gens qui ont remis leur vie en question, qui ont fait des choix en fonction de leurs valeurs, qui cheminent pour être congruents, libres et heureux! Pas beaucoup de "Pas le choix!" dans cette gang-là. Au contraire, il y avait beaucoup de créativité et de courage de voir et de faire les choses autrement. Et puis énormément d'honnêteté par rapport aux inévitables contradictions, presque pas de course à la sainteté écologique, beaucoup de liberté de parole et d'authenticité.

En 2005, j'ai quitté l'emploi au Réseau. Je suis restée impliquée l'année suivante, puis j'ai pris un peu de distance, restant une "membre en règle", mais plutôt absente. J'approfondissais autre chose.

Et si j'écris ça, c'est parce que je suis allée dernièrement à un souper pour l'anniversaire de quelqu'un du Réseau, et que j'ai eu vraiment du plaisir à retrouver cette gang. Des réflexions profondes, oui, beaucoup d'humour, des beaux projets à partager. C'est vraiment la joie de vivre et l'authenticité qui sont ressorties pour moi de cette rencontre.

Alors c'est vraiment par pur plaisir de partager avec vous quelque chose d'agréable et d'enrichissant que je vous transmets l'info. Peut-être qu'on se verra là?


(J'arrête ici, je vais aller faire ma vérification d'épreuves: un beau petit livre aux pages pas collées! J'ai eu "le motton" quand je suis allée le chercher chez l'imprimeur mercredi matin. Le bébé se montre la tête!)

mercredi 13 avril 2011

Petit cauchemar prélancement

Ouf! J'ai rêvé au lancement... Ça commençait que mes parents devaient partir avant même que ça ait commencé, alors ils me tendaient des sous pour acheter le livre et... je me rendais compte que j'avais oublié de passer chercher les livres chez l'imprimeur! Je demandais à mon père si on pouvait faire un aller-retour chez l'imprimeur pour aller les prendre, mais je me rendais compte qu'ils n'allaient être prêts que la semaine suivante. Aïe!

C'est normal d'avoir le trac, même inconsciemment, j'imagine?

mardi 12 avril 2011

Lancement à Québec le 6 mai!

C’est donc un rendez-vous :

Le vendredi 6 mai,
dès 19h, à la Librairie St-Jean-Baptiste
565 rue Saint-Jean
Ville de Québec
Voir la carte
(581) 999-0951

L’auteure lira quelques extraits du livre et ce sera l’occasion d’une petite rencontre conviviale pour fêter la création littéraire… et celle d’un monde nouveau, un petit bout à la fois!

Bienvenue à tout le monde! Une confirmation de présence serait utile (pour la quantité de livres à apporter et... de grignotines!): info(acommercial)jacinthelaforte.com

lundi 11 avril 2011

Une jeune fille dans le vent... qui résiste!


Voilà! Le graphisme est final! D'ailleurs, les fichiers viennent de partir chez l'imprimeur pour l'impression des épreuves (c'est-à-dire que j'irai dans deux jours chercher une unique copie du livre pour vérifier si le fichier n'a pas déconné, si toutes les pages y sont, etc.). D'ici le 26 avril, j'aurai les boîtes avec les livres tout chauds dedans!

C'est tout un processus que de mettre une image sur un roman. Ça aurait pu être mille autres propositions. Au début, j'avais pensé collaborer avec Daro; ça aurait été un tout autre genre, un style plus bande dessinée. J'avais aussi pensé prendre une peinture de Roland Benoît, j'aimais l'aspect un peu gitane du personnage que vous pouvez voir en cliquant sur le lien (clic de droite pour ouvrir dans une nouvelle fenêtre, j'ai perdu le truc pour que ça le fasse automatiquement).

Mais quand je suis tombée sur le petit dessin de Fred Lemire, Jeune fille dans le vent, c'était tout à fait ça. Une esquisse au crayon de plomb (pardon, de graphite, donc de carbone...), une adolescente vulnérable mais dont on sent qu'elle résiste aux vents contraires qui la confrontent. Tout à fait ma Marie-Sophie. Le graphiste Christian Campana et moi avons rajouté un pendentif de diamant à la petite, et élaboré cette présentation toute simple, avec un peu de couleur pour l'espoir.


Et puis pour ce qui est du logo des Humbles Éditions, quand Christian m'a proposé ce lettrage simple avec les guillemets, je n'ai pas pu m'empêcher de rire, je me suis dit: "Il a dû lire le billet où je me rendais compte qu'énoncer que mon projet d'édition était humble, c'était déjà faire montre de peu d'humilité!" Je lui ai demandé et, effectivement, il venait de le lire... Donc, des guillemets pour un peu d'autodérision.

Pour conclure, je me demande si les bébés, avant de sortir de leur maman, s'angoissent à savoir s'ils seront assez beaux, s'ils seront aimés...

dimanche 3 avril 2011

Le(s) lancement(s)!

Ça y est, la date du lancement montréalais est déterminée: le mercredi 4 mai, de 17h à 19h. (En savoir plus...)

À mettre à votre agenda!

Je travaille sur la possibilité d'un lancement à Québec... S'il y a des gens de la capitale nationale qui lisent ce message et souhaitent participer au processus, vous pouvez aller inscrire sur ce doodle les moments où vous seriez disponibles pour y assister!

Je voudrais ici remercier mon ami Jocelyn Carpentier, qui a été une inspiration pour moi dans l'aventure de mise au monde de ce roman qui aurait bien pu rester dans un tiroir jusqu'à la fin des temps. Os de lin a une démarche artistique et existentielle singulière, que je vous invite à aller voir. (Par ailleurs, si vous souhaitez faire un petit séjour près de Québec sur une super colline, et avec des hôtes extraordinaires, il y a possibilité de séjourner dans la maison unique qu'il a créée. Entre autres choses, je peux dire de Jocelyn que c'est un super chef culinaire et de ma chère amie Louise qu'elle a un don pour l'amitié.)

Os de lin m'expliquait que pour lui, partager ses oeuvres faisait partie intégrante du processus de création. C'est pourquoi il a organisé des lancements (pour au moins un de ses livres, hein, Jocelyn?) dans les régions où il connaissait des gens. C'est de lui que je m'inspire pour oser faire un petit lancement à Québec. Toujours dans ma veine d'humilité: il y a plus d'orgueil à rester dans son coin à déplorer n'avoir pas été reconnue qu'à aller vers les autres pour leur signifier mon souhait d'une rencontre à travers ce livre, ces idées.


Bientôt ce sera un livre!
Je commence à sentir de l'excitation en pensant au lancement... Je pense que foncer dans un projet comme celui-là (ou un autre), c'est vraiment une occasion de grandir en lâchant prise de la peur de ce que les autres vont dire. C'est un super exercice : s'efforcer de ne rien penser, juste avancer, le coeur ouvert.

Bon, la procrastination fait aussi partie de mon processus... Je devrais être en train de finir la dernière relecture du texte mis en page avant l'impression! Allez, au travail!

mercredi 16 mars 2011

Un toit pour tous

C'est le nom de mon propriétaire, Un toit pour tous. Sympathique, non?

Mon déménagement à vélo de l'automne dernier, c'était pour emménager dans un édifice tout neuf, avec géothermie, à 30 secondes du métro, géré par un organisme à but non lucratif. Mon logement n'est pas subventionné comme tel, mais le coût du loyer est vraiment très bien pour la qualité du logement!

Un petit bout de ma cour arrière...
Ce soir, je suis allée à la première assemblée de locataires. J'ai ressenti une grande reconnaissance pour toutes les personnes bénévoles ou travailleuses de conviction dans le domaine du logement social qui ont oeuvré depuis des années à des projets comme celui-ci et qui veillent au grain pour que le gouvernement continue de les financer. Parce que c'est vrai que le fait de permettre à chacun d'avoir un logement décent et la chance de participer à sa gestion, et d'apprendre du coup le fonctionnement des structures, c'est un gros plus pour la démocratie. Ça peut vraiment sortir les gens de la misère; et ça aide aussi ceux qui vivent la simplicité volontaire et contribuent à la société au sein de toutes sortes d'organismes ou par toutes sortes de projets! À vue de nez, il y a parmi les locataires des gens de diverses origines socioculturelles. Avec les tours de condos qui sont construites et en construction juste à côté, ça va faire une vraie belle mixité sociale quand les gens iront prendre l'air au parc que la Ville a promis de construire juste en face.

(Il y a d'autres projets dans l'air, pour ceux que ça intéresse. Donnez tout de suite votre nom pour la liste d'attente de Bâtir son quartier! J'ai donné le mien quand le chantier n'était pas encore commencé; quand ils m'ont appelée un an et demi plus tard, les logements étaient prêts...)

Dans toutes les assemblées, il y a des chiâleux. Il y en avait ce soir aussi. Les assemblées sont de vrais ateliers pratiques de patience et de tolérance où sont mises à l'épreuve les belles valeurs du vivre ensemble! Mais ce qui m'est apparu ce soir, c'est que pour certaines personnes qui ont vécu de l'exclusion sociale, les décisions dont les conséquences retombent sur eux, ce sont « les propriétaires », « la Ville » ou « les maudits gouvernements » qui les ont prises; les solutions aux problèmes, c'est « eux autres » qui les détiennent et ne veulent pas les mettre en oeuvre. Or, se faire répondre: « Le propriétaire de l'édifice où vous habitez, c'est un organisme. Vous pouvez devenir membre, élire le conseil d'administration, vous pouvez vous impliquer pour faire ce que personne ne fera si personne ne s'implique! »... C'est un profond changement de perspective à intégrer. Personnellement, ça me fascine et ça m'emballe.

Bientôt j'écrirai au sujet de l'anarchisme.



mardi 1 mars 2011

Déménager sans pétrole!

erJe vous le jure, je n'ai même pas fait exprès. Quand on a un karma d'écolo...

J'ai déménagé cet automne d'un appartement au troisième étage (québécois) juché en haut d'un escalier sûrement pas réglementaire, aux marches inégales, étroit et abrupt; le monter les mains vides était une tâche d'escalade, alors je n'ai pas hésité à engager des déménageurs professionnels pour les gros meubles, car je tiens à mes amis. J'ai cherché au hasard sur Internet, j'ai appelé quelques numéros répertoriés par Google et j'ai pris les moins chers.

La veille, je parle avec la jeune femme de la compagnie de déménagement, pour confirmer.
N'arrivez pas avant 9h30, vous ne pourrez pas stationner devant chez moi, c'est interdit et de toute façon il y a trop de circulation.

Je ne sais pas, j'avais l'impression qu'elle ne comprenait pas l'importance de ce que je lui disais, alors je l'ai répété. Nous avons raccroché.

Elle m'a rappelée un quart d'heure plus tard:
Écoutez, je voulais juste m'assurer que vous le saviez... On n'a pas de camion, on fait les déménagements en vélo, avec des remorques. Ça rentre sur le trottoir.

Eh oui! Sans même le rechercher, j'ai eu un déménagement sans pétrole. Je vous dit que j'ai été très satisfaite du service, je vous les recommande (Déménagement Myette) et je laisse les photos parler.






Crédit photo Jacinthe Laforte

Sans pétrole? Pas tout à fait exact, j'ai fait plusieurs voyages de voiture avec des amis. Et je l'admets, j'ai tapé mes boîtes avec du ruban adhésif tout ce qu'il y a de moins biodégradable. Plastique, pétrole. J'y réfléchissais et je me disais : oui, mais des nomades, des voyageurs, il y en avait bien, avant le pétrole! J'ai visualisé les cortèges royaux avec leurs malles, leurs caisses de bois, leurs ballots. Ils avaient sûrement moins de stock que nous, Occidentaux qui, même sous le seuil de la pauvreté, vivons dans une abondance matérielle à laquelle nous sommes si attachés.

Sérieusement, j'essaie d'emballer les cadeaux (avec papier réutilisé, vieux calendriers, affiches, papier journal, tissu...) sans ruban adhésif, avec un ruban bien noué qui tient le tout à peu près en place. Petite fierté sans immense impact, je sais.

Et pour les déménagements, est-ce qu'on pourrait attacher nos boîtes avec des élastiques géants, des lisières de vieux draps, de la corde végétale? Utiliser des coffres avec des fermetures à pression (ouf, je manque de vocabulaire technique ici)? À voir. Plus on ouvre notre esprit, plus l'imagination trouve des pistes de solution...